Les dessous du corps enseignant vol. 2 (suite de la nouvelle érotique lesbienne… et Joyeux Noël !)

Pour ceux et celles (surtout celles d’ailleurs, j’imagine) qui auraient raté le début, nous en étions .

 Neuvième partie… et tout ce qui s’en suit !

Je n’arrive toujours pas à croire à ce qui m’arrive. C’est à peine si je parviens à me lever ce matin. Presque tous les muscles de mon corps sont endoloris par mes frasques d’hier. Qui aurait pu prédire que ça se passerait ainsi ? Valérie aussi semblait surprise… Et là, je redoute grandement nos retrouvailles. Je sais d’avance qu’en croisant son regard en salle des profs tout à l’heure, mon corps aura bien du mal à masquer mon désir d’elle. Hier, ce désir nous a enflammées plus que de raison. D’abord brièvement (mais intensément) dans son bureau, mais surtout dans sa chambre. J’ai encore le souvenir de sa bouche sur moi, sa langue explorant la partie la plus intime de mon anatomie, le rythme de ses doigts cherchant mon plaisir. Je me rappelle sa douceur poignante qui s’atténuait à mesure que la passion prenait le pas sur nos ébats. Je suis encore bouleversée de ces quelques heures qui m’ont vue pénétrer son univers si fermé, si secret… et pourtant, j’ai l’impression de ne rien savoir d’elle encore. Hier, vers 20h, quand nous n’arrivions presque plus à nous mouvoir et que nous avons dû, bien malgré nous, nous extraire du lit, ce fut une première déchirure. Val m’a quand même nourrie finalement, et le repas fut serein. Je n’ai pas osé aborder les sujets qui me démangeaient par crainte de rompre ce fil ténu qui venait à peine de se tisser entre nous. Comme je ne voulais pas m’imposer, j’ai fini par prendre congé et je regrette encore qu’elle n’ait pas essayé de me retenir. Nos au revoir, bien que muets, furent empreints d’une chaleur telle qu’ils ne ressemblaient en rien à des adieux ! Du moins je l’espère.

Aujourd’hui, je tremble. Cette femme a chamboulé quelque chose au plus profond de mon être. Et pas seulement parce qu’elle m’a offert une ribambelle d’orgasmes en un après-midi ! Elle a eu une si singulière façon de s’abandonner… A la fois grave et libérée… Comme si quelque chose de vital était en jeu. Comme si le cristal le plus pur résonnait et vibrait au son d’une note énigmatique, sur le point de voler en éclat sans jamais le faire.

Je ne suis pas assez naïve pour me mettre martel en tête. Je ne sais pas comment je dois qualifier ce quelque chose entre nous, mais je sais que j’en veux plus. Je veux d’elle tout ce qu’elle voudra bien me donner.

Mes cours commençant dans une heure, je m’apprête à partir et me surprends en train de me contempler dans le miroir. J’ai choisi mes vêtements avec soin, travaillé mon look, soigné ma coiffure, fignolé un maquillage discret… Et je me trouve toujours aussi quelconque alors que je me voudrais étourdissante ! Tant pis, il faudra qu’elle se contente de moi.

En attrapant ma sacoche et ma veste, je ris nerveusement. Je ris de cette excitation mêlée à l’appréhension grandissante qui m’envahit. Il me faut m’y reprendre à trois fois pour fermer la porte, ma clé refusant de s’y introduire.  Dans la voiture, j’oublie même de mettre la musique tant je suis perdue dans mes pensées.

Quand je me gare devant le collège, mon cœur bat tellement fort dans ma poitrine que je m’imagine bêtement mourir d’une crise cardiaque avant même d’arriver dans le hall. J’y parviens pourtant, et je pousse jusqu’à la salle des profs. Avant d’y pénétrer, je prends une profonde inspiration. De l’autre côté, mes collègues sont en pleine conversation, par petits groupes de trois à cinq personnes, la plupart ont une tasse de café dans la main et tous reviennent sur les oraux d’hier. En entrant, mon regard balaie la pièce sans trouver son point d’ancrage. Elle n’est pas encore là. Si une partie de moi est soulagée, l’autre est rongée d’impatience ! Pourvu qu’elle arrive avant la sonnerie, j’ai besoin de la voir ! En désespoir de cause, je décide de prendre un café.

Quand le précieux liquide a fini de couler dans mon gobelet, la porte s’ouvre et Val fait son entrée. Elle est… je ne peux pas dire « magnifique », même si à mes yeux et à cette minute, il n’y a rien de plus vrai… mais disons qu’elle est définitivement troublante, et je suis si émue que je manque de renverser mon café quand son regard croise le mien et qu’elle me sourit. J’essaie de reprendre contenance pour faire face à son calme quand elle s’avance vers moi. Je remets des pièces dans la machine et fais couler un capuccino. Quand elle se penche vers moi pour me faire la bise, son parfum réveille mes sens et attise mon désir. J’essaie de masquer mon trouble et cherche à déchiffrer son regard. La tranquillité et la tendresse que j’y lis me paniquent. Moi j’ai envie de hurler… de balancer nos cafés, attraper sa main et l’entraîner à l’écart et lui sauter dessus sans autre forme de procès…

Au lieu de cela, je me contente de lui tendre son capuccino. En saisissant son gobelet, elle laisse ses doigts traîner plus que de raison sur les miens, et aussitôt je retrouve cette petite étincelle dans ses yeux qui m’avait tant affolée la veille. Elle me remercie d’une petite voix rauque et ses joues rosissent légèrement. A nouveau, une cruelle envie de la prendre dans mes bras s’empare de moi et un nœud se crée dans ma gorge.

Notre silence devient pesant, d’autant plus qu’autour de nous les conversations fusent, et nos regards sont si lourds de sens que je m’attends à ce que d’une seconde à l’autre, quelqu’un le remarque. Personnellement, peu m’importe, mais je ne veux rien imposer à Val…

Alors je cherche quelque banalité à énoncer. Par chance, c’est à cet instant que notre coordinatrice nous sauve la mise :

–          Alors finalement t’as su qui était Val ? me demande-t-elle de façon rhétorique.

–          Oui, finalement, dis-je dans un sourire.

–          Ah ? l’interroge Val.

–          Oui, il a quelques mois, elle me demandait qui tu étais. C’est vrai que tu es tellement discrète… et pas souvent ici alors forcément…

–          Alors tu voulais savoir qui j’étais, me demande Val droit dans les yeux. Pas trop déçue ?

Son sourire transforme mes jambes en tiges de mousse. Je manque de tomber à la renverse. Je sais que ma réaction risque de nous trahir mais fort heureusement, notre coordinatrice se fait héler par un collègue d’Histoire à l’autre bout de la salle. Sans remarquer mon émoi, elle s’excuse auprès de nous et traverse la salle pour le rejoindre.

–          Alors, déçue ? insiste Val.

–          On ne peut pas dire ça, dis-je en m’étranglant.

–          J’ai des… photocopies à faire, me confie-t-elle. Tu m’accompagnes ?

Comme j’acquiesce d’un signe de tête, mes jambes chevrotent de plus belle. La salle de la photocopieuse n’est pas exactement l’endroit le plus intime qui soit, elle s’ouvre directement sur la salle des profs, seulement, nous y serons un peu plus à l’aise pour… discuter. Coup de bol, elle est déserte. Val tape son code sur l’énorme machine et cale ses feuillets dans le chargeur. Comme elle me tourne le dos, je ne peux m’empêcher de contempler sa nuque délicate. Je suis saisie par une terrible envie de l’enlacer et de venir embrasser cette zone en particulier. L’impression lancée, le ronronnement assourdissant de la machine atténue le bruit des conversations à côté. Avant qu’elle se retourne, je ne résiste pas. Je fais un pas vers elle et pose sobrement une main sur sa hanche et de l’autre, je caresse sa nuque et le haut de ses épaules. Je la sens tressaillir et comme je redoute une réaction pudique de sa part, je retiens mon souffle quand elle pivote et me fait face. Son regard est brumeux, comme perdu dans le vague et il ne s’éclaircit que pour se poser sur mes lèvres. La tentation est trop grande. Après m’être assurée d’un coup d’œil que la porte était bien fermée, je lui tends timidement mes lèvres. Elle s’en empare avidement et notre baiser, bien que trop bref à mon goût, nous laisse haletantes.

En silence, nous nous dévisageons, nous nous invitons, nous retenons, nous provoquons, nous désirons. Val est acculée contre le copieur et mon corps à travers le sien perçoit les vibrations régulières de la machine. Rien n’est plus tragique à cette minute que notre désir l’une pour l’autre. En aimable tortionnaire, elle fait lentement remonter une de ses mains jusqu’à ma poitrine et vient pétrir mon sein d’un geste sûr. Le gémissement qui m’échappe lui arrache un « chuuut » sadique. Pour me venger, mes doigts s’aventurent entre ses jambes et pressent sur la fine toile de son pantalon à l’endroit fatidique. Je sens sa chaleur et son humidité transpercer le tissu et je perds le contrôle en voyant à nouveau son regard se brouiller.

Une voix résonne juste derrière la porte et Val se retourne précipitamment vers la machine. Je fais un pas en arrière, guettant une intrusion qui n’arrive pas. Dans ma poitrine, mon cœur fait des bonds acrobatiques et dans ma culotte, c’est un remake du tsunami de 2004 en moins mortel. Etais-je réellement sur le point de lui faire l’amour, là, comme ça ? Oui.

Sur l’instant, je ne sais si je dois remercier ou blâmer mes deux collègues qui ont visiblement décidé de discuter à un mètre de la salle du photocopieur. Quand Val part dans un petit rire nerveux, je l’accompagne et quand elle se retourne, un fou rire se déclenche, interrompu par le silence de la machine qui a fini de cracher ses copies. Presque simultanément, la sonnerie retentit. Zut… Il va nous falloir nous quitter… Mais jusqu’à quand ?

–          Tu es là jusqu’à quelle heure ?

–          Dix heures, me répond-elle. Ensuite, je file sur l’autre collège et je finis à 15h30 aujourd’hui. Et toi ?

–          Aujourd’hui, je fais journée complète, dis-je dépitée à l’idée d’être privée d’elle toute la journée. Mais si tu pars à dix heures, ça veut dire que tu restes à la récré ou pas ?

–          Non, pas le temps, je reprends quinze minutes plus tard, j’ai juste le temps de traverser la ville. Et en plus… je crois qu’il vaut mieux éviter de passer les récrés ensemble, me dit-elle dans un sourire entendu. C’est… dangereux.

Devant ma moue boudeuse, elle attrape mon menton dans sa main soyeuse et dépose un chaste baiser sur mes lèvres. Je souris malgré moi. Satisfaite d’elle-même, elle se retourne et rassemble ses copies qu’elle vient placer contre sa poitrine. Avant de me faire face à nouveau, elle commence une petite phrase timide : « Si tu veux, tu peux passer à la maison quand tu as fini… ». Quand elle croise mon regard, je vois qu’elle y cherche, fébrile, une réponse. Je suis pétrifiée autant de désir que de soulagement ou d’incompréhension : comment peut-elle seulement douter de ma réponse ?! J’essaie de me faire aussi douce que possible pour lui répondre : « Avec plaisir». Son soulagement m’émeut et comme elle précise que je peux venir dès que j’ai terminé, qu’elle m’attendra, je saisis sa main et croise nos doigts. Elle sourit. Derrière la porte, nos collègues se mettent en mouvement. Ils quittent un à un la salle des profs, et nous devons en faire autant. Val se dirige déjà vers la porte, m’entraînant de nos doigts joints. Quand elle met la main sur la poignée je me précipite pour retenir son geste. « Attends », lui dis-je d’un ton implorant. Comme elle se retourne pour m’interroger du regard, je l‘embrasse à nouveau, la plaquant précautionneusement contre la porte. Le temps nous étant compté, je savoure chaque seconde de sa langue, de son goût, de son corps brûlant contre le mien.

La séparation est douloureuse. Nous traversons en silence la salle des profs, vide à présent. Nous descendons les escaliers et gagnons la cour de récré où nos classes respectives nous attendent. Val, qui avance juste devant moi, se retourne et m’envoie un de ses plus tristes sourires juste avant de rejoindre la file d’adolescents surexcités qui s’agitent dans leur rang. Je m’évertue à retrouver mes esprits et j’ai toute la peine du monde à essayer de me concentrer sur ma propre classe. Je ne sais même plus ce que je suis censée leur faire faire ce matin…

« Ca va pas m’dame ? » s’enquiert un petit premier de la classe, observateur. Sans lui répondre, je lui souris gentiment pour le rassurer. Nous regagnons notre salle et je m’efforce de me remettre dans la peau de Madame la prof de français. Ca me semble impossible au début, mais bien vite, les bonnes vieilles habitudes reprennent le dessus. Chaque heure passe, plus lente que la précédente, comme si le destin s’acharnait à repousser sans cesse la fin des cours, la libération, nos retrouvailles.

Quand la cloche retentit à 16h30, toute la fatigue accumulée au cours de la journée s’envole. J’en oublie même de donner les devoirs à mes élèves qui en jubilent en silence, craignant sans doute que je ne change d’avis. Je ramasse mes affaires à la hâte et me précipite jusqu’à ma voiture. Une collègue de SVT m’interpelle dans le couloir mais je l’éconduis aussitôt. Je ne prends même pas la peine d’échanger comme d’habitude quelques mots avec Josiane, la dame de la loge, je lui envoie un « Bonne soirée, Jo !» auquel elle n’a même pas le temps de répondre. Ma voiture démarre à 16h32 et je coupe le contact à 16h33 devant chez Val, pestant d’avoir d’ores et déjà perdu trois précieuses minutes. Le portail est ouvert. Je sonne néanmoins pour annoncer mon arrivée et m’avance jusqu’à la porte d’entrée. Elle s’ouvre avant même que je n’aie fait la moitié du chemin et quand j’en passe le pas, Val me saute littéralement dessus. Je ne pouvais espérer meilleur accueil. Ses lèvres trouvent les miennes et déjà ses mains enflamment mon corps impatient. La voracité de notre baiser fait écho à la fièvre qui s’empare de nos corps et à peine la porte refermée, me voilà plaquée contre le mur, au bord de l’orgasme que cette journée de frustrations avait d’ores et déjà bien amorcé. La sonnerie de mon téléphone se fait entendre brusquement, interrompant notre étreinte. Gênée, Val s’écarte de moi, rougissant fortement.

–          Pardon, excuse-moi, me dit-elle. Je ne voulais pas… mais j’ai tellement envie…

Sa détresse me bouleverse une nouvelle fois et comme la sonnerie persiste, elle poursuit :

–          Tu peux répondre si tu veux, je vais faire du thé.

–          Non attends !

Elle se fige instantanément et m’interroge du regard. Je sors précipitamment mon téléphone de ma poche, raccroche au nez de ma mère et l’éteint par la même occasion. Je le range dans ma sacoche et pose celle-ci aux pieds de son portemanteau. Elle m’observe sagement et quand mes yeux se replongent dans les siens, j’ouvre mes bras pour elle. Elle vient s’y loger et je me sens alors parfaitement bien. Complète. J’ai attendu cette seconde toute ma journée… toute ma vie peut-être dirais-je si j’étais fleur bleue. Ce que je sais, c’est qu’à cet instant, c’est ce que je désire. Elle est ce que je veux. Et je peux enfin la serrer dans mes bras. J’ai l’impression de recueillir un petit oiseau blessé et je me sens étrangement honorée de sa confiance, heureuse qu’elle accepte mon étreinte, comblée qu’elle en soupire d’aise.

–          J’ai rêvé de ça toute la journée, murmure-t-elle, étouffée entre mes seins.

–          Et moi donc !

Nos poitrines se soulèvent au rythme de nos respirations et ma main caresse ses cheveux. Comme bercés par une musique acousmatique, nos corps se balancent quasi imperceptiblement. Il y a plus de tendresse entre nous à ce moment-là que je n’en ai reçu de toute ma vie (amoureuse, du moins). Sans que le désir ne disparaisse, j’ai alors le sentiment de vivre quelque chose de précieux. Quand elle lève son regard vers moi, c’est pour me tendre ses lèvres. Notre baiser, d’abord tendre, se fait langoureux puis passionné. Nos mains se rencontrent, nos doigts se croisent, s’enlacent, se disjoignent, effleurent nos peaux, cajolent sensuellement l’autre. Dès lors que j’entreprends de déboutonner sa chemise, elle recule d’un pas et, face à mon incompréhension, elle me fait un petit signe de la main pour m’encourager à la suivre : « Viens, dit-elle, sinon on est capable de faire ça là ! ».

Oh oui, j’en serais bien capable ! Mais j’obéis à ma dame et lui emboîte le pas dans le couloir tout en me défaisant de mes propres vêtements. Quand elle ouvre la porte et se retourne pour m’inviter à entrer, ma nudité provoque en elle une double réaction : pendant une demi seconde, elle sourit franchement, mais presque aussitôt son sourire disparaît et son visage reflète un air grave. Son regard, voilé de désir, se perd d’abord sur mes seins, puis entre mes jambes. Je me sens ridicule car mon jean est encore accroché à un de mes pieds et traîne par terre, pourtant à la vue de son regard j’oublie tout. Une bouffée de désir me saisit et m’enivre et quand elle me tend la main pour m’allonger délicatement sur son lit, j’ai l’impression d’être en ébullition. Je l’observe se dévêtir lentement, trop lentement, suspendant chaque geste dans une provocation intenable et délicieuse en même temps. Une légère rougeur trahit sa timidité mais, loin de s’arrêter en si bon chemin, elle tire sur mon jean pour en délivrer mon pied toujours prisonnier avant de venir s’étendre sur moi tout en souplesse. La rencontre de nos peaux achève de m’exciter et j’empoigne ses fesses à pleines mains et nous fait basculer pour inverser nos positions. Là, je l’embrasse fougueusement et la sens gémir dans ma bouche quand ma jambe vient se caler entre les siennes, frottant contre son sexe déjà bien humide.

Comme je commence à bouger tout contre elle et à glisser une main entre nous pour caresser ses seins, elle nous fait à nouveau basculer et place à son tour sa cuisse contre mon entrejambe, lui aussi généreusement hydraté. Ce faisant, elle positionne un de ses seins juste à la hauteur de ma bouche. Mes lèvres s’en emparent alors que mes mains retrouvent ses fesses. Son téton se durcit insolemment au contact de ma langue et pendant que je le suce délicatement, une de mes mains vient attraper l’autre et le fait rouler entre mon index et mon majeur. Elle gémit du plaisir que je procure à sa poitrine alors que je me cambre sous l’effet de sa cuisse sur mon sexe. J’ai tellement envie d’elle… Comme j’essaie d’inverser une nouvelle fois nos positions, elle me plaque contre le matelas avec une force surprenante. Je me laisse donc faire, surprise de deviner ses intentions, ravie et surexcitée de la voir opérer, toujours dans la plus grande souplesse et délicatesse, un habile demi-tour, m’offrant ainsi l’accès à son sexe tout en entreprenant de lécher le mien. Son premier coup de langue est déjà presque une délivrance. Mais pour ne pas succomber immédiatement au plaisir, je me concentre sur son propre sexe. De mes mains, je caresse son dos, ses fesses, ses cuisses, puis reviens sur ses fesses pour appuyer ses lèvres chaudes et luisantes contre ma bouche avide.

Entre mes jambes, la montée de plaisir est insoutenable. Je m’efforce de lui rendre la pareille, pénétrant son sexe en durcissant ma langue. Elle en gémit lascivement tout en emprisonnant mon clito entre ses lèvres et en commençant à le sucer dans une cadence lente mais entêtante. Je suis au bord de l’apoplexie mais je poursuis bravement ma mission. Ma langue caresse mollement toute la longueur de son sexe depuis son clito jusqu’à l’entrée de son vagin, puis la pénètre vigoureusement. Ses fesses remuent au rythme de ma langue et je sens les miennes s’agiter malgré moi de plus en plus vite, répondant à l’intensité croissante de ses petits bruits de succion. Je sais que je vais jouir, je sens mon plaisir se répandre dans tout mon corps, prêt à exploser dans sa bouche. J’essaie de le réprimer comme une envie d’éternuer mais en vain. Quand l’orgasme se déclare, je plaque ma bouche contre son clito. J’étouffe mes gémissements dans son humidité et pour chaque salve de plaisir, je presse de ma langue son petit morceau de chair enflé. J’aurais aimé tenir plus longtemps. J’aurais aimé qu’elle jouisse en même temps que moi. Au lieu de cela mon corps se tord sous l’extase qui s’éternise encore et encore. Sa bouche ne me laisse aucun repos, jusqu’à ce que je sois contrainte d’abandonner son sexe pour exulter. Mon cri modère enfin les ardeurs de ses lèvres et mon corps se détend lentement. Sous mon nez, son clito me nargue suavement. Malgré ma faiblesse passagère, je ne résiste pas et me jette à nouveau goulûment entre ses jambes. D’un mouvement de hanche, je chamboule nos corps emmêlés et reprends le dessus. Val halète si fort que mon corps en est soulevé et cela m’excite encore plus. Mes lèvres et ma langue s’agitent frénétiquement et s’impriment de plus en plus fort contre son sexe, oscillant rapidement de droite à gauche. A son tour, je la sens s’arquer à mesure que son plaisir monte. Quand elle jouit, les déflagrations de son plaisir provoquent des spasmes qui contractent ses cuisses autour de mon visage. Seule ma langue peut poursuivre ses errances, perpétuant aussi longtemps que possible les caprices de son orgasme.

Saturée de plaisir, elle m’invite à me retourner, attirant ma tête contre sa poitrine encore palpitante. Ses bras m’enserrent avec force, comme si elle craignait que je lui échappe. A mon tour, je resserre notre étreinte et embrasse son sein sous mes lèvres. Je ne peux réprimer un petit grognement d’aise qui la fait sourire. Comme elle se met à caresser mes cheveux, mes grognements redoublent.

–          Hum… C’est trop bon, dis-je entre deux soupirs.

–          Ca va mieux ? me demande-t-elle rieuse.

–          Oh oui ! J’en ai eu envie toute la journée. Tu…

J’hésite une seconde, prête à dire ces mots implacables que je retiens depuis des heures. Je m’étais promis de ne rien précipiter, je ne veux pas l’effrayer, je veux faire en sorte qu’elle se sente libre avec moi. Nous venons à peine de nous rencontrer et je ne veux rien gâcher… Pourtant je me lance timidement :

–          Tu m’as manqué.

Sa main se fige dans mes cheveux. Mon souffle se suspend. Ses doigts viennent se saisir de mon menton et elle relève mon visage pour m’obliger à faire face à son regard.

–          Tu m’as manqué aussi, me confirme-t-elle. Tu m’as manqué toute la journée, et toute la nuit.

Son petit sourire me rassure et je viens cueillir un baiser sur ses lèvres avant de retrouver ma position préférée, contre son sein. Sa main retrouve le chemin de ma tête et coiffe patiemment mes cheveux alors que de mon pouce, je caresse chastement son épaule nue. Je sais qu’il suffirait que je glisse ma jambe entre ses cuisses pour réveiller notre désir, mais je veux profiter de l’instant et du plaisir de savoir que le manque était réciproque. Nos respirations se font de plus en plus lentes, régulières, et je me sens malgré moi sombrer dans un coma duveteux.

J’en suis tirée par un doux frisson. La main de Val s’est posée sur mes fesses et remonte le long de ma colonne vertébrale. Je me dresse sur un coude et lui demande :

–          Je me suis endormie ?

–          Un peu. Quelques minutes.

–          Je ne peux pas croire que j’ai fait ça, dis-je mortifiée.

–          C’était mignon. Tu es… craquante.

–          Mon œil ! Super classe la fille qui s’endort après l’amour…

–          Pourquoi, on avait fini ? Me demande-t-elle mutine.

Aussitôt mon désir renaît et déjà un feu lubrique s’embrase entre mes jambes. Mais ses propos ne peuvent rester sans réponse :

–          C’est d’autant plus vexant ! Je m’endors en plein milieu… non mais tu te rends compte ?!

D’un baiser, elle me fait taire et attire mon corps contre le sien. Ma jambe vient se glisser entre les siennes et lui arrache un soupir d’excitation. Oubliant mes scrupules, je caresse sa poitrine de ma main libre et descends ma main le long de son flanc. Je sens son corps entier réagir à mes caresses. Sa peau vibre sous mes doigts et je ne connais aucune sensation aussi troublante, grisante que celle-là. J’embrasse son cou et fais courir ma langue sur ses salières avant de retrouver sa bouche pour un baiser impétueux. D’un mouvement de hanche, je ramène ma deuxième jambe entre ses cuisses et viens appuyer mon bassin contre le sien. De mes genoux, j’écarte ses jambes jusqu’à sentir nos sexes mêler nos sucs respectifs. J’apprécie qu’elle soit déjà si mouillée. Comme j’entreprends un mouvement de va-et-vient contre elle, mon pubis m’envoie de cruelles décharges de plaisir à chaque contact entre nous.

Ses mains caressent mes fesses et comme je me tends, elle vient attraper un de mes tétons dans sa bouche. Ses dents l’asticotent, engendrant un râle qui s’échappe de ma gorge. Quelle que soit sa façon de me toucher, elle provoque aussitôt une réaction violente de désir et de plaisir en moi. Ne pouvant supporter plus longtemps le sort qu’elle réserve à mes seins, je m’écrase sur elle et glisse une main entre ses jambes. A nouveau, je suis bouleversée par son humidité. Quand j’atteints son clito, elle étouffe un cri. De mon pouce, j’imprime de petits mouvements circulaires autour de lui et de mon majeur, je la pénètre lentement. Sa matrice m’accueille chaudement, elle gémit quand j’en ressors tout aussi lentement. Après avoir répété plusieurs fois l’opération, mon annulaire s’insère à son tour. Mes gestes sont lents et appliqués. Je ne veux pas lui faire mal, et je constate avec délectation qu’il n’en est rien. Son corps s’agite sous le mien. Je sens qu’à son tour, elle lutte pour ne pas précipiter les choses. Le rythme s’accélère pourtant et quand elle parvient aux portes de l’orgasme, elle vient brusquement interrompre le mouvement de ma main. « Doucement, me dit-elle, je veux que ça dure. C’est trop bon ».

Ses désirs sont des ordres, que je prends un malin plaisir à exécuter. Je retire complètement mes doigts… puis la pénètre à nouveau de mon index et mon majeur cette fois, lentement mais profondément. Quand je ressors, je l’entends râler un « Oh oui… » et je reprends de plus belle, tout en douceur. Mes doigts s’enfoncent en elle jusqu’à ce que ma main butte contre l’entrée de son vagin, puis je me retire à nouveau. Ces gestes lents m’enivrent tant et si bien que leur mécanique m’échappe. Sous la pression toujours plus intense de ma main, mes doigts glissent jusqu’à son anus et s’y engagent sans que je puisse les retenir. Quand je prends conscience de mon erreur, je me replie aussitôt mais la réaction de Val est éloquente. Elle crie son plaisir sans la moindre retenue et son corps se cambre violemment. Ne sachant si je peux continuer ainsi, je m’y risque, trop émoustillée par sa réponse inattendue. Mes doigts, se fraient à nouveau un chemin entre ses fesses et provoquent une nouvelle fois un résultat sans équivoque. Je la pénètre donc ainsi, ivre du plaisir que cela lui procure. Je me délecte de son abandon et je remercie intérieurement le ciel de m’avoir permis de rencontrer cette femme. A mesure que ses cris s’intensifient, je guette son orgasme et quand il s’approche dangereusement, je passe une de mes jambes entre ses cuisses et commence à me frotter contre elle. Les premiers râles de son orgasme déclenchent instantanément mon propre plaisir et nous jouissons aussi furieusement l’une que l’autre.

Il nous faut de longues minutes pour retrouver nos esprits. Mes doigts toujours en elle, je me rappelle que j’ai peut-être franchi des limites qu’il ne m’était pas officiellement autorisé d’outrepasser. Je me retire lentement, lui arrachant un soupir et, toujours tout contre elle, je me redresse et engage d’une petite voix :

–          Je suis désolée pour… être passée par derrière. Ca… j’ai glissé et… je ne savais pas si… alors tu vois…

–          Hum… me répond-elle dans un grognement de plaisir. Comme tu as pu le constater, je n’ai rien contre… Rien du tout, bien au contraire !

–          Val ?

–          Oui, me demande-t-elle soudain inquiète du ton sérieux de ma voix.

–          Tu es parfaite, lui dis-je dans un sourire.

Le regard qu’elle me lance alors me chavire le cœur et je l’embrasse tendrement. Quand nos peaux ne s’embrasent pas mutuellement, elles s’apaisent jusqu’à atteindre une forme de plénitude que je ne connaissais pas jusqu’à lors. A nouveau, ma tête revient se poser sur sa poitrine et sa main retrouve mes cheveux. Je voudrais rester comme cela indéfiniment. Malheureusement, nos estomacs nous rappellent à l’ordre et commencent à gronder impudiquement. Je ne veux pas me lever. Je suis prête à sauter le repas si cela implique que je peux rester passer la nuit tout contre elle, mais quand elle rompt notre silence béni pour me demander si moi aussi je meurs de faim, je dois me résoudre à accepter d’aller manger.

Comme nous nous redressons et nous apprêtons à nous lever péniblement, Val attrape ma main et me demande d’un air grave :

–          Dis, est-ce que tu accepterais de… Hier soir, je ne voulais pas te voir partir. Je n’ai pas osé te… et puis peut-être que tu ne peux pas ou ne veux pas… Il faut me le dire si c’est le cas mais… Tu veux bien rester cette nuit ?

Je n’en crois pas mes oreilles. En fait, je suis morte et je suis au paradis ! Il existe alors ce p***** de paradis ! Comme elle guette ma réponse, je la prends dans mes bras et la rassure :

–          Oui Val, bien sûr que je veux rester !

–          Merci, me dit-elle.

Est-ce que je rêve ou elle me remercie en plus ?

–          Tu crois vraiment que j’avais envie de partir hier soir ? Et ce soir ? Est-ce que j’ai l’air si détachée que ça ? Tu me rends dingue, Val, et je crois bien que je suis mordue. Je n’ai pas voulu m’imposer hier soir, et je ne l’aurais pas fait ce soir non plus parce que je ne veux rien gâcher entre nous, rien précipiter. Mais je  prendrai chaque minute de toi que tu me donneras.

–          Merci, répète-t-elle.

–          Arrête de me remercier. C’est moi qui te suis reconnaissante de m’avoir… acceptée. Je ne sais pas ce que tu as vécu, ni pourquoi tu vis en recluse depuis si longtemps, et pourtant nous sommes là, toi et moi. Je ne sais pas pourquoi moi, mais j’en suis ravie. Tout en toi m’émeut, me bouleverse. Pourquoi moi ? Moi qui ai toujours tout faux, qui mets toujours les pieds dans le plat, qui suis aussi délicate qu’un bulldozer…

–          Tu n’as rien d’un bulldozer, me dit-elle dans un petit sourire affectueux. Tu es drôle, agréable, sensible et d’une tendresse et d’une sensualité précieuses. Tu es vraiment une femme surprenante. Et je m’en veux presque d’avoir mis tant de temps à te connaître.

–          Ca, c’est vrai que tu as pris le temps de la réflexion… lui dis-je en riant.

A nouveau, une certaine tristesse transparaît dans ses traits. Je brûle de lui demander le pourquoi du comment, mais pendant que je tergiverse, elle me demande ce que je veux manger. « Chinois, ça te dit ? Y’a un petit resto qui livre dans le coin et ça n’est pas trop mauvais. » Vendu. Ce sera chinois donc. Val se lève et enfile un fin peignoir de soie alors que je passe ma chemise en reboutonnant deux boutons. Je finis par retrouver ma culotte, entortillée dans mon jean, et l’enfile à son tour.

–          Tu es vraiment… terriblement attirante dans cette tenue, me dit mon amante en pinçant sa lèvre inférieure de ses dents.

Je reconnais à présent ce petit tic comme une manifestation de son désir et ses yeux m’en disent davantage encore. C’est le moment que choisit mon estomac pour gargouiller impunément.

–          D’accord, d’accord… Manger d’abord… me dit-elle, faussement déçue.

Je la suis dans le salon et la laisse composer le numéro du restaurant, non sans m’avoir demandé au préalable ce qui me ferait plaisir. Une fois le repas commandé, elle me propose un apéritif en terrasse.

–          Peut-être que je devrais me rhabiller alors, lui fais-je remarquer.

–          Dans ce cas, le salon fera l’affaire, je vais juste ouvrir les fenêtres pour faire rentrer un peu d’air.

J’aime sa façon de voir les choses. Elle se dirige à la cuisine et en revient avec le jus de pomme de la veille et deux verres. Je nous sers pendant qu’elle ramène des pistaches. Je m’assois d’un côté du canapé et quand elle me rejoint, elle me comble en venant se poser tout contre moi. Je passe un bras autour de ses épaules et l’embrasse tendrement. Tout à l’air si simple, si évident… Pourtant, je devine que ce soir, il va nous falloir parler. Nous nous calons au fond du canapé, nos verres à la main et trinquons en silence à cet instant magique.

–          Val, lui dis-je quand mes yeux discernent à nouveau cette tristesse profonde ressurgir en elle.

–          Oui ? me répond-elle calmement, de cette voix si douce qui me charme tant.

–          Je ne sais pas si tu veux m’en parler mais… Il faut quand même que je te le demande.

–          D’accord, me dit-elle, comme si elle comprenait d’avance ce que je voulais dire. Tu as des questions précises, me demande-t-elle ?

–          Des milliers !

Son sourire soucieux m’incite à réfréner mes ardeurs. Comme elle m’encourage à continuer, je précise :

–          Val, tu es quelqu’un de merveilleux, et je le pense sincèrement. Si je tiens à en savoir plus sur toi c’est parce qu’en deux jours, tu… tu m’as conquise. Et… même si on ne s’est jamais vraiment parlé avant hier, je dois te dire que quelque chose me perturbe chez toi. Une sorte de tristesse latente, impénétrable. Ca me fait mal de te voir comme ça. J’ai toujours envie de te prendre dans mes bras et de… Mais je m’égare. Tu veux bien m’en parler ?

–          En fait, tu veux que je te raconte mon histoire, c’est ça ?

–          Voilà.

–          Et toi ? Quand connaîtrai-je la tienne ?

–          Moi je n’ai rien à cacher, rien de vraiment tragique du moins. Demande moi tout ce que tu veux, j’y répondrai.

–          D’accord. Une question chacune alors.

–          Ok, je commence.

–          D’accord, me répond-elle de mauvaise grâce.

Elle se positionne face à moi, contre l’accoudoir, de l’autre côté du canapé. Nos genoux se croisent et un de mes pieds atterrit dans ses mains pendant que je recueille un des siens. Une fois bien calées, j’attaque les hostilités.

–          D’où te vient ton petit sourire triste ?

–          Tu commences fort… J’ai…  perdu quelqu’un. Quelqu’un qui m’était très cher.

–          Une femme ?

–          Tsss Tsss… C’est à moi de poser une question !

–          Mais tu triches ! T’as pas tout dit !

–          Après. Bon alors… Ca fait longtemps que tu es lesbienne ?

–          Depuis toujours, je crois. J’ai toujours été un garçon manqué et j’ai toujours eu… une amie qui comptait plus que les autres… plus que tout. Mais officiellement, je suis « active » depuis le lycée. Elle s’appelait Sonia, elle avait un parfum envoûtant et le chic pour me mettre dans tous mes états. Elle m’a larguée dès qu’elle a eu ce qu’elle voulait. A moi maintenant.

–          Ok.

–          Cette personne que tu as perdue, c’était une femme ? Une amante ?

–          Oui.

–          Ah. Désolée.

–          Ca fait longtemps maintenant. A moi.

–          Quoi ? Non mais ça va pas ! T’as intérêt à m’en dire plus sinon je ne joue plus ! dis-je comme si nous étions en maternelle.

–     Ok, ok. Elle s’appelait Sandra, enfin… Madame Jouve. Elle était professeur de lettres, elle avait un double doctorat, l’un en civilisation latine, l’autre en littérature française du XIXe. Elle était brillante, un diamant à l’état brut. Un cerveau comme on en rencontre peu. Et comme tous les êtres brillants, elle était un peu… à part. Dès la première année, je suis tombée sous son charme. Je n’arrivais pas à me l’expliquer. A chaque semestre, je faisais en sorte d’être dans un de ses cours. En maîtrise, elle me connaissait bien et elle avait appris à m’apprécier pour mon travail. J’étais toujours super sérieuse avec elle. Je me démenais pour exceller dans ses matières, alors qu’ailleurs, je me laissais franchement vivre. Bref, en master, je lui ai demandé d’être ma directrice de recherche. Elle a accepté. Nous nous sommes beaucoup vues pour parler de mon travail. Au fur et à mesure, nos rencontres sont devenues de plus en plus intimes. Elle me recevait chez elle, je la recevais chez moi. Un jour, elle m’a ouvert sa porte à moitié nue. J’ai cru que j’allais tomber dans les pommes…

A l’évocation de ce souvenir, Val sourit avant de poursuivre avec des étoiles dans les yeux :

–          Un peu plus tard, c’était un vendredi soir, je m’en souviens, elle a pris ma main pendant que nous discutions d’un problème stylistique. Elle l’a portée à sa bouche en continuant à parler de notre dilemme et a embrassé mes doigts en interrompant brièvement son argumentation pour me dire « Valérie, vous êtes délicieusement salée ». Puis elle a repris son discours. J’étais dans tous mes états…

–          Ouais… j’imagine.

–     Ce même soir, quelques minutes plus tard, pendant que je l’observais, fascinée comme d’habitude par son charme hors du commun, elle s’est avancée vers moi et m’a dit en souriant : « Votre candeur et votre regard me bouleversent très chère. Je crois que je vais vous embrasser maintenant. Y voyez-vous une objection ? »

–          Carrément ?

–          Oui, comme ça, pouf !

–          Sacré personnage…

–         Tu l’as dit ! Elle m’a embrassée et dans la foulée, m’a déshabillée et m’a fait l’amour comme jamais je ne pensais pouvoir le vivre un jour. Quelques jours plus tard, elle m’invitait à m’installer chez elle. Elle était exubérante, excentrique, un peu folle, mais j’étais dingue d’elle. Nous nous sommes aimées d’une passion profonde, entière. Je n’ai jamais compris ce qu’elle voyait en moi. Elle trouvait que j’avais une plume très agréable et que je gâchais mon talent à écrire des textes théoriques. Elle m’a encouragée à trouver ma voie dans l’écriture lesbienne. C’est grâce à elle que j’ai réussi dans ce domaine. Elle travaillait avec moi sur mes premiers jets, elle m’aidait à les corriger, les rendre plus vivants, plus vrais, plus prenants. Quand j’ai été publiée pour la première fois, elle était si fière ! Enfin, un jour elle a commencé à avoir des malaises, qui se sont multipliés rapidement. Inquiète, j’ai insisté pour qu’elle consulte un médecin. Ils lui ont fait faire une batterie de tests qui ont révélé une énorme tumeur au cerveau. Ils n’étaient pas du tout optimises. Ils lui laissaient au plus six mois à vivre. Il n’y avait aucune intervention possible. Ils lui proposaient un traitement qui lui aurait peut-être fait gagner quelques semaines… mais les effets secondaires présentaient des conséquences que Sand n’était pas prête à accepter. Elle a accusé le coup. Pas moi. Je ne voulais pas me résoudre à la perdre. Et parfois elle était si désinvolte dans son attitude par rapport à sa mort prochaine que j’explosais de rage…

L’émotion fait trembler sa voix et ses yeux s’embuent. J’ai bien du mal à l’imaginer en train d’exploser de rage mais je me garde de faire le moindre commentaire tant je devine que cette partie du récit va lui être pénible.

–          Un jour, je suis rentrée d’un rendez-vous avec mon éditrice et je n’ai trouvé qu’une enveloppe sur cette table, me dit-elle en désignant la table basse devant nous. Dans une magnifique lettre, elle me disait adieu.

La voix de Val se brise à ce dernier mot. Je me rapproche d’elle et la prend dans mes bras. J’essaie maladroitement de… de quoi au juste ? C’est moi qui lui pose ces questions, moi qui remue sa douleur.

–          Je suis désolée Val, je ne voulais pas…

–        Non, ça va, me répond-elle en essuyant les larmes qui coulent malgré elle le long de ses joues. Ca fait aussi du bien d’en parler finalement. Dans cette lettre, elle m’expliquait qu’il fallait que je sois forte, qu’elle ne supportait pas l’idée de me faire du mal mais qu’elle ne pouvait décemment pas accepter de partir malade, affaiblie, impotente, en perdant sa dignité et son intellect, comme les médecins le lui avaient laissé entendre. Elle craignait plus que tout de devenir un poids pour moi. Elle me léguait tout. Elle avait pris ses dispositions à l’avance. Elle m’a juste demandé de ne pas trop la pleurer et de refaire ma vie. Elle a fait en sorte que je ne manque de rien… et elle a disparu. Tout simplement disparu. Pendant deux jours, j’ai cru devenir folle. J’ai remué ciel et terre pour la retrouver. Mais le surlendemain, la police m’a appelé pour m’annoncer qu’on avait retrouvé son corps sans vie dans une ville voisine. Elle s’est ouvert les veines. Depuis, la vue du sang me… perturbe. Même si je ne l’ai pas vue saigner à proprement parler.

Comme elle s’arrête de parler, je la serre à nouveau dans mes bras en répétant, impuissante : « Je suis désolée, Val, je suis désolée ».

–          Voilà, tu sais tout, me dit-elle dans un petit sourire douloureux. A moi ?

–          Oui… dis-je, encore sous le coup de l’émotion.

–          Bien. Est-ce que si je te promets de faire un effort pour éviter d’être triste, tu veux bien rester, au moins ce soir ?

–          Mais bien sûr que je vais rester, Val. Tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement ! Rien de ce que tu pourras dire ce soir ne saurait m’en dissuader !

–          Ah bon ? Même si je ronfle ?

–          Tu ronfles ?

–          Je n’en sais rien, ça fait longtemps que personne n’a dormi avec moi !

–          Bah, et même si tu ronfles, je reste. C’est comme ça.

J’embrasse sa joue encore humide de larmes et l’étreint de toutes mes forces. C’est alors que l’on sonne au portail. Le livreur ! Val et moi nous regardons et détaillons nos tenues respectives…

–          Reste là, j’y vais, me dit-elle en resserrant les pans de son peignoir.

–          Je peux y aller si tu veux…

–          Comme ça ? C’est hors de question. Le seul endroit où je t’autorise à aller dans cette tenue, c’est dans mon lit !

Je souris à sa réplique et décide d’obéir sagement à ma dame. Quelques secondes plus tard, elle est de retour avec un sac fumant de victuailles. Nous installons la table et entamons le repas, affamées. La conversation se poursuit au rythme de nos baguettes. Elle me parle de sa famille, de son coming out, de ses livres, de Sandra, encore un peu. Elle me fait à mon tour déballer mes erreurs de jeunesse, mes premières amours, mes relations familiales houleuses, mon parcours universitaire, quelques anecdotes à caractère lubrique…

La soirée avance et la discussion se fait de plus en plus grivoise.  Quand la parole me revient, je pose une autre question qui me brûle les lèvres depuis deux jours :

–          Depuis Sandra, tu n’as jamais… couché avec personne ?

–          Non.

–          Mais comment c’est possible ?

–          Bah… Il y a bien des alternatives… Et puis mes livres me permettaient de faire marcher mon imagination ! Mes personnages ont vécu chacun de mes fantasmes, et quelque part, moi aussi, à travers eux.

–          Oui mais quand même… je… n’en reviens pas.

–          Je serais incapable de faire l’amour à une femme que je n’aime pas.

Comme si elle venait de se rendre compte de ce que cela impliquait, Val se reprend vite :

–          Ou du moins, une femme pour qui je n’ai pas de sentiments…

–          Alors tu as des sentiments… pour moi ?

L’occasion de creuser le sujet est trop belle. Elle rougit et bafouille.

–          Tu… tu m’as piégée !

–          Même pas vrai ! C’est toi qui l’as dit !

–          Hum, grommelle-t-elle. Il se peut que je ressente vaguement quelque chose pour toi, quelque part par là… (elle désigne son bas ventre, et comme je suis sur le point de m’insurger, elle rajoute)… et quelque part par là aussi.

Cette fois, c’est son cœur qu’elle désigne. Je pose ma main sur sa poitrine et je le sens qui s’emballe. Je ne résiste pas à l’envie de l’embrasser chastement.

–          En fait, tu es une grande romantique, me dit-elle en riant !

Pour toute réponse, je lui tire la langue. Elle me répond dans un sourire presque aussitôt étouffé par un regard empli de désir. A son tour, elle se penche vers moi et m’embrasse, beaucoup moins chastement cette fois.

Comme elle s’écarte, je prends une profonde inspiration et j’ose poser une dernière question :

–          Val, pourquoi moi ?

–          Tu sais, je crois vraiment que c’est une question qui restera toujours sans réponse pertinente. Je suppose que si je te dis que c’est parce qu’à ta manière tu es unique et que tu me plais juste comme tu es, ça ne te satisfera pas. Si j’ajoute que je te trouve particulièrement attirante, pleine d’humour et de sensibilité en même temps, merveilleusement désirable et extraordinairement douée dans tout ce que tu fais, que j’aime ta façon de me regarder, ta tendresse et ta sensualité… j’ai peur que tu prennes la grosse tête et que tu me tournes le dos pour chercher un nouveau défi, ailleurs. Moi, je suis du tout cuit !

–         Ben ça, c’est un comble… Depuis deux jours, c’est exactement ce que je redoute… que tu réalises à quel point je suis insignifiante… Tu sais, si ça fait si longtemps que tu n’as pas été… intime avec quelqu’un, ton jugement sur moi est sans doute faussé, et bientôt tu ne muselleras plus ta libido débridée et tu iras chercher ton bonheur chez de vraies femmes.

–          Tu sais, d’habitude, ce que tu dis est plutôt sensé, mais là… Tu es ridicule.

–          Ah ! Tu vois, tu me trouves déjà ridicule, dis-je dans un sourire triomphant.

–       Laisse-moi te prouver que tu es une femme. La femme que je désire, celle avec qui je veux laisser parler ma libido débridée, comme tu dis.

Et ce disant, elle m’embrasse à pleine bouche, déboutonnant les deux boutons de ma chemise. Avant que j’aie pu protester, elle s’empare de mes seins à deux mains et à la vue de cette lueur si catégorique dans ses  prunelles, je m’abandonne déjà à notre désir. D’un pied, elle éloigne la petite table où gisent les boîtes vides de notre dîner et m’allonge sur le canapé en venant poser son corps délesté de son peignoir contre moi. La douceur de sa peau alliée à la fougue qui transparaît dans chacun de ses mouvements me décontenance une nouvelle fois. Ses mains répandent une chaleur voluptueuse dans chaque fibre de mon corps. Sa bouche me dévore avidement puis vient goûter la peau de mon cou, de mes seins, mes bras, mes mains, mes seins à nouveau, et ma bouche, enfin.

Mes mains caressent sa croupe et mes jambes l’accueillent. L’étroitesse du canapé n’est pas vraiment un obstacle, pourtant, j’ose à peine bouger, de peur de la faire tomber. Quand elle insinue ses doigts entre nos sexes pour venir trouver le mien, mon corps répond par une secousse violente. Je l’agrippe pour ne pas l’éjecter et j’en profite pour me redresser. Nous voilà assises, l’une en face de l’autre. Sa main se promène sur mon sexe et je ne résiste pas à l’envie de la toucher à mon tour. Quand je glisse deux doigts entre ses lèvres, je constate qu’une fois de plus, son désir est palpable. Nos corps se meuvent au rythme de nos doigts et se caressent de nos bras libres. Nos bouches se rencontrent, se trouvent, s’épousent et notre désir croît à la cadence de nos bassins. Bientôt, nos halètements se muent en gémissements pour finir en cris de plaisirs quand la jouissance explose.

A peine les soubresauts de notre plaisir s’apaisent que déjà, elle m’invite d’une main tendue à l’accompagner dans son lit. Le désir que je lis en elle nous promet une longue nuit. Mais quelque part, je me laisse envahir par un sentiment grisant de sérénité. Cette femme avec qui j’ai l’impression de découvrir l’amour, cette femme qui consent à se donner à moi sans la moindre retenue, elle si pudique et blessée pourtant, cette femme qui m’attendrit à chaque minute, cette femme a atteint le tréfonds de mon être. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais je sais que ce soir, une chance s’offre à moi, une chance que je compte bien saisir.

Nos ébats se renouvellent jusqu’à épuisement des corps. Il est bientôt deux heures du matin et dans quelques heures, nous devrons nous lever pour affronter la terrible épreuve de la salle des profs. Il ne nous reste que quelques semaines à tenir, quelques semaines à rester discrètes en attendant sagement la fin de l’année. D’ici là, nous éviterons soigneusement la photocopieuse ! Pour l’instant en tous cas, impossible de dormir. Je pense déjà à demain, aux vacances, à l’année prochaine… Je laisse mon esprit dérailler et anticiper cet avenir enchanteur qui nous attend peut-être. Qu’il déraille donc, mais qu’il le fasse en silence. Parce que là, au creux de mon épaule, Val s’est endormie. Ses traits sont détendus et sa petite moue triste s’est estompée pour m’offrir un petit sourire satisfait. Son corps, chaud et gracile, étendu là, tout contre moi, réveille en moi un nouveau désir : son bien être. Ce sommeil est une première victoire, et je ferai tout pour qu’il y en ait bien d’autres.

 

Que la salle des profs n’en demeure pas moins un mystère pour vous, chaque collège ou lycée est différent et chaque année est unique. Les profs, comme la chance, tournent. D’autres auront leurs propres histoires à raconter, même si elles s’avèrent sales…

Anecdote : Qu’on se le dise, cette nouvelle fut un réel défi et vous ne pouvez vous imaginer à quel point. J’en ai souffert dans ma chair. Ecrite à la sueur de ma fièvre… Sachez que les antibiotiques peuvent provoquer de fortes irritations des parties intimes. Et maintenant, imaginez… imaginez mon drame !

 

60 réflexions sur “Les dessous du corps enseignant vol. 2 (suite de la nouvelle érotique lesbienne… et Joyeux Noël !)

  1. EDOUARD WARDA dit :

    Un homme déjà boulversé par vos précédent récits.Je vous attendais avec impatience!Je n’ose,ni ne sais, vous dire le plaisir de vous lire,si ce n’est de vous remercier pour un si beau texte.Tendrement ED.

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  2. Mrs Moore dit :

    Chère Puce de poésir,

    Merci d’avoir su allier érotisme et sensualité avec sensibilité, pudeur, féminité et délicatesse.
    Je ne sais si c’est mon corps ou mon cœur qui s’anima davantage. En tout cas j’ai vibré, et le pincement de ma lèvre inférieure m’a suivie tout du long 🙂
    Un goût d’encore persiste.

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  3. pucedepoesir dit :

    Chère @misslemon ,
    L’encore ne se peut que dans votre imagination. Mes doigts ont tout donné (dans l’immédiat) et mon fluide (érotico-narratif) s’est évaporé jusqu’à nouvel ordre. Je laisse pour l’instant la fiction aux autres et compte me consacrer dans la mesure du possible à des activités plus… concrètes.

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  4. Laurene dit :

    Pffiouf, rappele moi de ne plus jamais lire tes nouvelles avant de me coucher (seule) c’est vraiment pas une bonne idée 😉
    cela dit en passant, la plume et l’histoire sont magnifiques, j’ai dévoré tous tes articles !!!
    En espérant pouvoir encore en lire,
    bonne continuation !

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    • pucedepoesir dit :

      @Laurene , je pense au contraire que c’est le meilleur moment pour les lire (seule ou accompagnée) !
      Merci pour le com’ et à bientôt sur B.U.L.L.E. ! (et tu devrais t’inscrire sur Yagg, il y a plein d’autres belles choses à lire !)

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  5. bellalovemygirl dit :

    La suite est encore plus emoustillant, mais cette fois, c’est pas moi qui a eue de l’imagination, c’est ma copine, on vient de le lire à 2 avec un thé il faut que j’y aille ma copine m’appelle dans la chambre …..Joyeux noêl en retard et bonne fete de fin année toujours exitant de lire pucedepoesir.

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  6. Mr Nobbs dit :

    Tu vas me dire que tout ça sort de ta boîte crânienne ? Tout est fictif, j’y crois pas 4 secondes ou alors tu torches facile tous les mauvais romans lesbiens publiés jusque là… Même des écritures atypiques comme l’Effrôlée n’atteignent pas le réalisme qui transpire de ce récit. C’est déroutant, de ne pas savoir. Tu ne te vautres pas dans la facilité, rien n’a un goût de « déjà vu » et c’est en ça que je me dis merde la réalité se mêle à la fiction. Et c’est quoi les « salières » ?

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  7. pucedepoesir dit :

    @nala0805 : crois-moi, je suis bien navrée de confirmer que tout est effectivement fictif… bien que rien ne soit plus commun que le rapprochement de deux corps… Je ne connais pas l’Effrôlée mais voilà que tu me promeus à la tête des mauvais récits lesbiens ! J’suis flattée !
    Qu’est-il si déroutant de ne pas savoir ?
    Je peux au moins t’éclairer sur les salières : il s’agit de cette région à la géographie aguicheuse à la base du cou, les creux mis en relief par les clavicules…

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  8. ruth dit :

    Pas seulement trouvé, j’apprécie beaucoup. Je vais encore lire et te relire.
    Surtout continue! Je trouve tes paragraphes un peu longs, mais peut-être fait-on ainsi?
    Mais tu écris vraiment très bien… la fiction? est-ce là le sujet? Tu dis beaucoup de choses et bien. Merci à toi et bonne nuit!!!! :))

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  9. ruth dit :

    Dis, Pucedepoesir, c’est quoi ce ramollissement chaleur?
    Je continue à découvrir ta prose, tu es superbe! J’attends aussi la suite, c’est bien l’art des feuilletons.

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  10. ruth dit :

    Maîtrisons d’une même plume affamée d’érotisme chaleureux aux essences si prenantes ce conditionnel que tu mettrais, Madame Pucedepoesir (il paraît qu’on ne peut plus dire « Mademoiselle » en français?), à votre superbe ramage qui se rapporte aussi à votre plumage…. RIRES. Tu es trop 🙂

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  11. chris dit :

    un tres beau recit que je ne sait comment te remercier d’avoir lue, me découvrant de nature coquine, je me connaissait pas aussi cliente de lecture…! (je lis peu, n’est mal!!!!) d’autant que le français, tu m’as apprise des choses… ( malaise apoplexie… je connaissait pas!!) et acousmatique non plus tres contente de faire des decouverte…. sur ce… je vais ravager tes lecture a fond le net!!! bonne soirée car pour moi c l’heure de morphée.. ou autre.. tellement joussif!!!

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  12. spicy dit :

    J’imagine très bien!! merci pour ce bon moment! Je ne connaissais pas du tout ton site et je suis ravie de m’y être perdue !
    encore merci pour ce merveilleux moment !

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  13. spicygal dit :

    Ben j’ai tapé pwp lesbien sur google il ne m’a rien trouvé d’intéressant ! j’ai ensuite tapé fiction érotique sans préciser le côté lesbien et j’ai fini ici . Pas si perdu que ça le ptit gogole euh google!

    J’ai découvert un site , un blog et une fiction des plus plaisante donc je m’y suis retrouvée plus que perdue ce soir

    Ps: ( j’ai envoyé un M.p avez vous reçu ?)

    J'aime

  14. Inventyf dit :

    Et moi qui étais tombée sur BULLE par hasard, je dois bien reconnaître que je me suis laissée envoûter ! En dépit de l’heure tardive, j’ai dévoré les deux parties des « Dessous du corps enseignant ». Il est vrai que la question s’est posée de savoir si, malgré ce qu’avait précisé l’auteur en début de nouvelle, le récit n’avait pas un lien (même infime) avec la réalité… En tout cas, quel talent ! Réussir à placer de l’humour tout en faisant jouer sensualité, amour et tension c’est… Du travail d’artiste ! Les mots me manquent !
    Excellente continuation !

    J'aime

  15. Deana dit :

    Ouaw, époustouflant. Je suis contente d’être tombée sur cette histoire! La tension est restée jusqu’à la fin x). Belle histoire, qui rallie sensualité, volupté, douceur et érotisme. Je kiff
    Je l’ai lu sur mon portable avant d’allez sur l’ordinateur écrire un commentaire, je ne m’étais pas rendu compte de la longueur 😉 Je crois que je vais en lire d’autre. Ça m’a donné envie d’écrire aussi :p

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  16. yana dit :

    Merci beaucoup pour ce moment de pur plaisir. Ton écriture sensuelle est d’une justesse! c’en est sidérant. Tu arrives à lier romantisme et érotisme avec habilité, à aucun moment on trouve ça « too much » .

    Je suis contente de t’avoir trouvé. Dommage que tu sois noyée dans la masse et que tu n’apparaisses pas en tête de listes au niveau de la recherche google : »fiction lesbienne ». Car avant toi on tombe sur pas mal de fictions qui peuvent être dissuasives ! Je suis bien contente d’avoir persévéré dans ma recherche et d’avoir atterrie dans ton univers 🙂
    Bonne continuation

    J'aime

    • pucedepoesir dit :

      Bien sûr @Shizu !
      Il suffit de t’inscrire sur Yagg et d’ouvrir un blog ! Pour ce faire, tu vas sur la page d’accueil de Yagg, et en haut à droite « se connecter ». C’est là que tu t’inscris. Pour le blog, c’est presque aussi simple ! 😉

      J'aime

  17. papivélo dit :

    Bravo à vous , j’ai beaucoup aimé votre histoire , très prenante , bien écrite , très sensuelle sans jamais tombée dans la vulgarité qu’on trouve dans la plupart des sites d’ histoires érotiques

    J'aime

  18. Ang'hell dit :

    Des années plus tard et des relectures plus que hebdomadaire je commente enfin c’est bizarre hein !? J’adooooooooooooooore je veux dire j’ai adoré ce récit.. J’ai eu des palpitations bas ventrales merci a @caro pour ce mot.

    Merci pour ce récit c’est un délices comme tout les autres.

    S’il y a des fautes c’est la faute a mon américanisme de toujours

    J'aime

  19. pucedepoesir dit :

    @Ang’hell : des années ???!!! Il était effectivement temps de laisser un petit mot !!!
    Merci pour les compliments et pour le commentaire !
    Des relectures hebdomadaires ??? Faut varier les plaisirs !! 😉 😛

    Merci aussi @papivélo !
    (Je suis toujours aussi surprise de recevoir de charmants commentaires 3 ans plus tard… ça remotive !)

    J'aime

  20. Xelore dit :

    Merci pour ce récit splendide. (Je suis un lesbien !! :-))…)
    Ce qui m’a « emmené », c’est la qualité du récit, la maîtrise du français, le jeu de la ponctuation faisant que le dialogue entre les deux femmes, devient vivant…j’aime énormément ce style donnant de la vie à votre écrit.
    Tout cela fait qu’un récit n’a nul besoin de vulgarité pour nous émouvoir dans le bon sens…enfin !!
    Je découvre. Est-ce que vous avez écrit d’autres récits et où SVP ?
    Merci encore pour ce plaisir….de la lecture.

    J'aime

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